10 000 consultations médicales chaque année suite à une piqûre de tique !

 

Dr Marie-Thérèse Giorgio, médecin du travail, FMH

Très régulièrement, l’Office fédéral de la santé publique publie le nombre de consultations médicales suite à une piqûre de tique, ainsi que le nombre de cas de borrélioses de Lyme et de méningo-encéphalites verno-estivales (FSME) déclarées. En effet ces 2 pathologies sont transmises par des tiques.

Nombre de consultations médicales suite à une piqure de tique

Selon la publication d’août 2015, les chiffres pour cette année 2015 correspondent aux extrapolations des années précédentes.
Ainsi pour les 29 premières semaines de l’année 2015, le nombre extrapolé de cas de borrélioses de Lyme aigues s’élève à 2 000 (ce chiffre est considéré comme bas par l’OFSP par rapport aux années précédentes), tandis que pendant cette même période 56 cas de FSME ont été déclarés (au fil des années et pour cette même période, ce chiffre peut varier de 34 à 150).

Si l’on se réfère à la dernière publication qui date du 18 septembre 2015,
pour les 37 premières semaines de l’année 2015, le nombre extrapolé de cas de borrélioses de Lyme aiguë s’élève à 4000, ce chiffre est considéré comme bas, comparé aux années précédentes, tandis que 92 cas de cas de méningo-encéphalite verno-estivale (FSME) ont été déclarés entre la semaine 1 et 37. Ce chiffre varie de 45 à 205 depuis 2000 entre la semaine 1 et la semaine 37.

Les piqûres de tique et les cas de borrélioses sont recensés dans le système de déclaration Sentinella depuis 2008,
tandis que les cas de méningo-encéphalites verno-estivales (FSME) sont enregistrés dans le système de déclaration obligatoire (puisque les médecins et les laboratoires doivent signaler tous les cas de FSME au médecin cantonal et à l’OFSP). Mieux vaut parler de morsure de tique et non de piqûre puisque c’est lorsqu’elle mord pour se nourrir de sang que les agents infectieux présents dans sa salive peuvent être transmis à l’homme.

Morsure de tique

La tique affectionne les zones un peu humides, dans les forêts avec un sous-bois dense, les haies, les prairies avec des herbes hautes. Elles sont présentent jusqu’à 1 500 m d’altitude.
Les tiques hibernent en période de froid et redeviennent actives dès mars-avril et jusqu’en octobre.

Mieux vaut parler de morsure de tique et non de piqûre puisque c’est lorsqu’elle mord pour se nourrir de sang que les agents infectieux présents dans sa salive peuvent être transmis à l’homme.

Rappelons qu’il existe un vaccin pour se protéger de l’encéphalite à tiques, recommandé depuis 2006 aux adultes et aux enfants dès 6 ans, qui résident ou séjournent temporairement dans les territoires où la vaccination est recommandée  (anciennement nommée zone d’endémie).

L’OFSP publie une carte des régions dans lesquelles  il recommande la vaccination contre l’encéphalite à tiques (ou méningo-encéphalite verno-estivale, FSME) : cette carte permet une recherche par numéro postal ou par localité.

Le schéma de vaccination contre la FSME dépend du vaccin choisi :

Vaccin FSME-Immun
3 doses à 0, 1 et 6 mois
ou en schéma accéléré : J0, J14 et 5 à 12 mois après la 2ème injection.
Les 2 premières doses doivent conférer une immunité suffisante pour la saison d’activité des tiques en cours.

Vaccin Encepur
3 doses à 0,1 et 10 mois
ou en schéma accéléré, vaccination à J0, J7, J21.
L’immunisation est obtenue au plus tôt 14 jours après la 2ème injection).

Les première et deuxième doses de ces vaccins doivent être administrées à la saison froide.

Les vaccinations de rappel ne sont recommandées que tous les 10 ans (la nécessité de rappel plus fréquent n’est pas établie).

Le coût de la vaccination est pris en charge par l’assurance obligatoire des soins pour les personnes qui résident dans les régions où la vaccination est recommandée ou qui y séjournent temporairement.

 

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